Ahhhh, la République Dominicaine...

À mon retour de Prague, une petite escale à Lyon était de mise pour un fête familiale et solidement ancrée dans notre civilisation Judéo-Chrétienne (et non Judéo-maçonnique comme dirait Jean-Marie... Romain, si tu me lis, tu comprendras ;-)), bien sûr, Noël.

Non contents de se retrouver tous en famille pour fêter la venue de tous, le retour du frerot, l'arrivée du foie gras, l'ouverture des huitres et le déballage des cadeaux, ah et aussi, la naissance du petit-Jésus... (Petit-Jésus de la crèche vivante qui n'a pas arrêté de hurler pendant la messe de minuit et qui était une petite-Jésute...)

Soit. Nous avions bien mangé, avions bien bu, avions la peau du ventre bien tendue, merci petit Jésus (encore là celui-là!!! Décidément...)

L'événement chez les La Celle cette année, était le GROS cadeau de Noël!!! Mon Papa et ma Maman (ceux du fond de la salle avec la caméra. Non, pas le chauve, le bel homme et sa femme élancée. Oui, c'est eux.), ont décidé, pour leur 25 ans de mariage (belle performance de nos jours!), d'inviter leurs enfants (quatre, tout de même!) à une petite escapade grosse expédition direction la République Dominicaine!!

Mais une expédition comme cela, c'est avant tout un casse-tête, surtout lorsque l'on est six à participer.

Déjà, il a fallu se décider sur date... Avec une fille en IUT, des parents qui travaillent, deux filles au lycée et un garçon expatrié en Irlande, les dates ne se bousculaient pas, et la fin du mois de Décembre est apparue... comme la plus chère, mais est apparue comme la meilleure solution et la pause dont tout le monde aurait besoin à ce moment là.

Ensuite vient la destination. Consensus obtenu à six, soleil+mer+baignade. Au mois de Décembre, les destinations regroupant tous ces critères ne sont pas monnaie courante (enlevez Bali, Thaiti et tout le toutim, mon Papa n'a pas gagné au Loto). Nous nous sommes alors dirigés naturellement vers la République Dominicaine.

On a déjà bien avancé dans notre casse-tête, non? En fait, pas vraiment! Le casse-tête est véritablement au moment charnière. C'est à dire, entre le départ du domicile, et l'arrivée à l'Hôtel...

Comment faire rentrer six personnes et leurs bagages pour une semaine dans une 307... Que faire de la voiture pendant cette semaine? As-tu pensé aux billet chérie? Et les cartes d'identité? Quelqu'un a-t-il pris l'adaptateur Europe-US? Constance arrête de chanter! Qui a pris la crème solaire? Marie, tu as tes tongs? Pierre, tu as regardé Mappy pour accéder à l'aéroport?

Bref, c'est le départ, et c'est souvent le bordel (désolé, je n'ai pas trouvé d'autre mot). Bien sûr, j'exagère un tantinet ici, car j'ai une Maman très organisée et consciencieuse. Je crois que mon Papa bénit le ciel tous les jours, tellement elle a un bon sens de l'organisation (je cite: "Oula, ça j'en sais rien, tu sais c'est ta mère qui dirige tout"). (Désolé d'être long, mais j'ai vraiment plein de choses à raconter sur cette escapade!)

Nous sommes arrivés à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle (via les services du Parking Dubois, qui a gardé la voiture pendant la semaineEmbraquement et qui, par ailleurs, offre des services d'un grande qualité tout en étant très sympatique), après avoir fait la queue 45min dans la mauvaise file, enregistré nos bagages, puis un bon Mac Do sur le pouce, nous avons découvert, et redécouvert pour certains, que Constance (ma dernière petite sœur) est de nature stressée!!! Notre petite Constance, pendant les 2 heures d'attente pour l'embarquement, a tergiversé si nous aurons ou pas l'avion sachant que nous avons dû être éloignés au maximum de 150m de la porte d'embarquement pendant toute cette attente. À l'entendre, nous aurions mieux fait de venir la veille et dormir dans l'aéroport (je l'ai fait pour Prague, je n'était pas chaud chaud pour recommencer...).

Finalement, nous nous sommes retrouvés tous assis dans un bel Airbus A330 de la compagnie XL Airways (inconnue au bataillon), et Constance s'est détendue. Surprise, l'avion a pris une heure de retard au décollage... (peut-être XL Airways n'est autre qu'un Air France de non grévistes, mais là il s'agit de mauvaise esprit de ma part... ;-)) Deuxième surprise, il était 15h et on nous sert notre dîner dès le décollageMaman et Marie achevé! "Il faut se mettre à l'heure du pays de destination" qu'ils ont dit... Bon, ben moi qui comptait distraire ma mi-chemin avec le dîner, c'est raté! Et là, 11h de vol... .... .... Benjamin Gates et l'ordre des Templiers ... ... ... Des vieux Mc Gyver défraichis... ... ... pfff, c'est long ....

Bon, ça y est on y est! On est à Punta Cana, "Ola chicas ". Palmiers, 25°C, vent, aéroport en forme de grosse paillote avec de gros ventilateurs. C'est bon, on est bien arrivés au bon endroit, c'est pas Stockholm.

On se fait embraquer dans un bus qui nous emmène en une heure à l'hôtel. Et là, après 16 heures de transport et environ 7 heures d'attente, c'est l'extase! On est accueillis avec des grands sourires, un petit cocktail et des suites superbes!

On a tout vu de nuit en arrivant, mais on était déjà impressionés. Le matin, ça a été superbe. Imaginez, vous vous réveillez un 28 décembre, grand soleil dehors, petit déj à volonté (avec jus de fruits frais...) et en panta-court. C'est un régal!

Nous nous sommes installés pour une petite semaine de farniente. Rien à faire, à part se régaler, se détendre, et aller se chercher un petit cocktail au bar...

Notre première journée a été une journée de découverte. Nous avons appris comment fonctionnait l'hôtel, on a manqué la réunion d'information mais on a vite compris quand même. Première chose à comprendre, la serviette que l'hôtel prête ne sert pas à se sêcher... Non, non! C'est un outil très utile pour réserver des bains de soleil et des paillottes sur la plage... Le soir en partant de la plage, ou le matin très tôt, il faut réserver sa paillote, sinon plus rien, et vous êtes en plein soleil, prêt à être rôti comme un homard! (ça se rôti le homard??) Bien que nous ayons trouvé le principe complètement débile et sournois, nous avons été bien obligé de nous adapter et réserver notre paillote comme tout le monde. Donc si vous avez pas eu de paillote pendant votre séjour au Sirenis Hôtel Tropical Suite, c'est sûrement de notre faute, vous avez les commentaires pour vous défouler... Cette journée a été aussi la découverte des cocktails!!! Il a bien fallu tester toute la carte, pour se fixer un cocktail de prédilection! Et bien, mon choix s'est porté sur le Banana-mama (jus de banane, sirop de grenadine, liqueur de coco, rhum), avec son lot de galçons, sur un transat, face à l'océan, croyez-moi, ça vaut son pesant de cacahuètes... :-D

Bon an, mal an , nous avons mené notre petit bonhomme de chemin dans cet environnement extrêmement hostile à toute forme de travail et autre activité intellectuelle. (le Sudoku niveau 2 et les mots fléchés niveau 1-2 étant la limite imposée par le corps encadrant). On peut dire, que nous avons fait preuve d'une adaptabilité extrême sur le rythme de vie, ce qui a demandé concession sur concessions. "Faire une pause de maximum 1 heure entre chaque cocktail, 45 minutes entre chaque baignade.","Mettre de la crème solaire le matin et renouveler l'application si nécessaire" (je ne suis pas l'auteur, je cite un texte hautement intellectuel trouvé sur l'arrière d'un flacon...).

réveillon bienNous avons passé notre réveillon 5h plus tard que vous, chers compatriotes français avec un superbe buffet, des fruits de mer bien frais, des fruits frais, des gens souriants tout autour et surtout tout en famille. Nous n'avons pas eu la symphonie des 57 SMS reçus en triple à minuit pour dire "bonne année". Nous n'avons pas tapé la bise à 43 personnes dont on connait à peine le prénom. Nous n'avons pas eu LE lourd de la soirée qui dit que c'est la nouvelle année à 23h56 parce que LUI est àréveillon pas bien l'heure de France Inter (s'il y a bien un truc dont on se fou franchement...). Nous n'avons pas eu les nouvelles résolutions à 3 sous qu'on dit et explique imbibé à son voisin, tout autant imbibé... Mais ça ne nous a pas manqué... Nous avons passé un réveillon simple, en famille ET en République Dominicaine, c'était génial.

Mercredi, c'est pas tout les petits gars mais moi je veux voir autre chose que la plage et l'hôtel par ici! Qu'à cela ne tienne, Marie et Maman ont eu la bonne idée de parler et négocier avec Grain de Beaut' (on a jamais su son prénom, mais il a un grain de beauté au milieu du front alors Marie l'a baptisé comme ça...). Alors nous avons obtenu un bon prix pour visiter l'Île Saona située au sud du pays.

L'Île Saona est présentée par tous comme la destination à ne pas manquer en République Dominicaine. Nous y sommes allé. Nous avons vu ce que c'était. Et c'est vrai, c'est immanquable. C'est paradisiaque. C'est magnifique. Comme l'île en soit ne présente aucune caractéristique architecturale, ou encore historique (à ma connaissance du moins), je vous laisse ici quelques photos qui parlent d'elles-même et qui sont disponibles en plus grosse quantité dans la section photos du blog (accessible ci-dessus).

Plage
Palmiersnous4

L'Île Saona, c'était vraiment bien. Ça nous a aussi permis de voir la République Dominicaine d'un autre jour que celui de l'hôtel, qui, on s'en doutait bien, n'est que de la poudre aux yeux façon Hollywood. La République Dominicaine n'est pas riche, et ça se voit. Les routes sont dans un mauvais état, le chômage semble bien présent tellement on voit de gens errer sur les routes ou dans les rues et les habitations ne sont pas toujours reluisantes. Mais, les dominicains sont des gens chaleureux, aimables et très très souriants. Bien que le pays soit devenu un véritable camp de touristes, les Dominicains vous accueillent toujours gentillement et cordialement, c'est une très grande qualité pour nombre de gens qui viennent en vacances pour se détendre.

Nous aurions aimé voir Saint-Domingue, mais notre semaine n'était pas extensible... (malheureusement). Comme l'a dit mon Papa: "ça sera pour la prochaine fois!".

Et bien, avec tout ça on est arrivés bien rapidement à la fin de semaine, puisque notre emploi du temps (attendez que je regarde; plage, plage, resto, buffet, plage, kayak, cocktail, plage, resto, plage, plage ) était bien pris!

Petite note finale, notre île d'accueil s'est mise en berne pour la veille de notre départ puisqu'il a plu des cordes toute la journée... Nous avons eu de la chance de récupérer notre dernier jour, avec un grand soleil, au bord de la piscine, profitant des derniers banana-mamas.

Pour résumer, la République Dominicaine ça a été avec:

  • Papa: j'ai pu tester plein de différents cocktails avec mon Papa, dire plusieurs fois "c'est là où tu vois que les gars, ils sont fort", gouter les vitamines sur le catamaran...
  • Maman: j'ai pu reprendre plein de jus de banane le matin, en ramener un souvent à ma Maman, la voir morte de rire à se moquer de Marie se pétant la figure dans piscine avec deux cocktails, profiter de la belle coupe de cheveux qu'elle m'avait faite.
  • Marie: j'ai pu papoter avec elle, lui montrer aux mots fléchés que "ville" avec un D muet au début, ça n'existe pas, aller dans cette boite de nuit glauque dans l'hôtel (je ne le referais jamais)
  • Camille: j'ai pu voir que c'est une vrai petite-grande ET fashion (bon, on fait exception du chapeau de pirate du catamaran), que ton caractère est loin d'être de cochon, quoique, tout est bon dans le cochon, et aller dans cette boite glauque (encore... comme quoi, elle était vraiment nulle cette boite)
  • Constance: j'ai pu voir que ma partenaire de chambrée était beaucoup plus détendue dans un hôtel au soleil que dans un aéroport à Paris, que elle a une tchatche supérieure à la mienne à son age, que le banana-mama sin alcool a une fan.
C'est la fin de ce billet. Vous l'aurez compris la République Dominicaine, c'est génial, surtout en famille.

C'était pas les colonies de vacances mais des super vacances, merci Papa, merci Maman.