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geekeries de comptoir, photographie et technologies

Petit guide pour s’installer à Galway, ou plus généralement, en Irlande

Mardi 28 septembre 2010

Salut Internaute!

Pub Irlandaise

crédit photo: Phil W Shirley

Ahhhh, enfin, tu as obtenu ce stage, ou encore cette année Erasmus en Irlande… Tu t’imagines déjà crapahuter de pubs en pubs dans les rues Irlandaises, mais plusieurs étapes te séparent encore de ces moments (très agréables…).

Comme je reçois une à deux fois par mois des demandes d’informations quant à une installation en Irlande, je vais essayer ici de te faire une compilation de tous les conseils que j’ai pu donner jusque ici. Il semble que mes conseils n’étaient pas des plus mauvais, puisque les gens à qui je les ai donnés me fréquentent encore et s’en sont bien sortis en les suivant.
Maintenant que je suis loin de tout ça (plus de 2 ans déjà), j’ai pris un peu de recul et voici quelques astuces.

Les transports:

Tu peux brailler sur la SNCF, maudire les péages et les nationales en deux fois une voie, tout ça, c’est peace and love à côté de l’Irlande! Car en Irlande, les transports sont chers et pas rapides du tout!
Plusieurs solutions:
- Le train. Cher et peut rentable en terme de prix/rapidité/souplesse, du moins entre Galway et Dublin! 20 euros pour une liaison en 3h. Pour aller à l’aéroport de Dublin, rajoutez 6-8 euros de navette de Dublin Centre jusqu’à l’aéroport. Surtout le réseau est quasi inexistant entre les petites villes, ce qui diminue vite son utilité.
- Le bus. Le transport le plus utilisé par les Irlandais, car les liaisons sont fréquentes et économiques. Par contre, soit il fait super chaud, soit super froid donc prévois light avec une polaire et un manteau… Enfin, n’espère pas dormir car les routes Irlandaises, c’est un peu comme les chemins de traverse chez nous…
- La voiture. Donc là, tu loues une voiture. Pratique pour un road trip et assez économique si tu as des gens avec toi. Par contre, attention, on roule à gauche, volant à droite, vitesses à gauche, priorité toujours à droite… Bref, les repères changent et c’est pas simple!

Les auberges de jeunesse:

Pratiques mais rarement confortables. Si tu optes pour la chambre seul, ça risque de te coûter le prix d’un hôtel (de 30 à 90 euros la nuit), si tu optes pour la chambre collective, ça sera plus économique (entre 15 et 25 euros la nuit).
Par contre, qui dit chambre collective, dit prise de risque… Le gros Espagnol qui ronfle, le bonhomme qui marche depuis 3 jours et qui ne s’est pas lavé, la petite Chinoise qui appelle ses parents à 4h du matin, les deux dindes Américaines qui se marrent ensemble jusqu’à 2h du matin, etc. (tout ceci est tiré de faits réels, et vécus…).

Les sorties:

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photo credit: Spike 42

Là, on parle du nerf de la guerre en Irlande… Plusieurs choses sont à savoir, et à noter dans ton petit calepin dès maintenant:

- les horaires: On boit tôt! Les Pubs servent leurs dernière pinte à 00h, normalement, ils sonnent une cloche pour le dernier 1/4h (donc à 23h45 si tout va bien). Généralement, les gens ne repassent pas par chez eux avant d’aller au pub en semaine, par contre, le Vendredi et le Samedi, tout le monde se fait beau, surtout les filles, qui sortent avec ce qu’il y a de plus court dans leur garde-robes, robe de soirée et maquillage de circonstance. Là, certains pubs ont le droit de fermer à 2h du matin, tache de les repérer! Il n’est pas rare de faire plusieurs pubs dans la même soirée, par contre, organise bien votre tournée en fonction des horaires de l’un et de l’autre. Termine par celui qui ferme le plus tard et vas-y un peu avant minuit, pour éviter le rush de la sortie de tous les pubs qui ferment à 00h…
- l’age légal: Attention, les pubs sont très stricts là dessus. Comme en France, il faut être âgé de plus de 18 ans pour consommer de l’alcool en Irlande, mais eux, le respecte… Officiellement, accompagné, un mineur pourra rentrer dans un pub, mais au delà de 19h, c’est sérieusement compromis, les videurs prenant très peu de risques. Ta carte d’identité te sera souvent demandée à l’entrée des pubs, ne te formalise pas, ils la demandent quasiment à tout le monde.
- les conversations: 3 lieux principaux dans le pub pour aborder et discuter avec les gens. 1/ le bar, forcément. Attention au mec à côté de toi, il a déjà bien bu, mais il te parle. Si tu ne comprends pas, souris, dis que tu es Français, normalement il va parler pendant 3min tout seul à te dire qu’il aime bien la France, le vin, les Françaises,etc. Attention, à bien négocier les virages, bousculades, chutes quand tu repars avec tes 5 pintes dans les mains!! 2/ les toilettes des hommes. Discussion en faisant la queue, ou pendant l’action, on pose sa pinte sur le dessus de l’urinoire (collectif la plupart du temps) et on parle des filles de ce soir avec son voisin. 3/ les toilettes des dindes filles. Là, c’est la basse court jungle. Les filles hurlent « ihihihhhhh, so cuuuuute », « Ohhh MY GOD », etc. Tu verras, les Irlandaises ont une capacité étonnante à monter dans les aiguës!! Dans tous les cas, il s’agira de conversations banales, et par lesquelles n’espère pas te faire le pote de ta vie… Oui, dans les pubs, tout le monde vous parlera, vous parlerez à tout le monde, mais les gens sont là pour s’amuser, pas pour refaire le monde, ni rencontrer son nouveau confident. Tu les croiseras certainement dans d’autres pubs plus tard, et ils ne te reconnaitrons pas.

L’hébergement:

Ça ne sert à rien de t’en occuper depuis la France… En Irlande, beaucoup de choses se font de visu, et la location en fait partie. Réserve-toi plutôt une bonne auberge de jeunesse sur une semaine à ton arrivée, et cherche une fois sur place. Les collocations sont légions, et les chambres ne manquent pas. Pour trouver un logement, il y a deux outils : daft.ie et les petites annonces sur place. Théoriquement, tu trouveras ton bonheur sur Daft sans problème! Les Irlandais prennent les Français pour des gens crades, il faut le savoir. Il y a une vieille idée reçue qui dit que les Français sentent l’ail (garlic en Anglais), alors que les Irlandais mangent du pain baignant dans l’huile à l’ail!!! (Garlic Bread, à gouter absolument! Surtout en fin de soirée…)
Les Irlandais ne sont pas au top de la propreté, ou en tout cas, ils font ça différemment de nous (plusieurs collocations ont été auditées pour obtenir ces résultats ;-) ). Il y a dans chaque foyer Irlandais, un profond attachement au tri séléctif. Carton, plastique, classique, vous me direz. Non, en Irlande, on a un contenaire sépcial « pelures ». Donc dans chaque foyer Irlandais, on a le droit à du papier journal, par terre ou sur le plan de travail de la cuisine, où des pelures massèrent entre 1 jour et 15 jours. Ce qui facilite la propagation de petites mouches que mes colloc’s appelaient les « bee gees ». N’habite pas avec des surfers (oui, il y a beaucoup de surfers en Irlande), ils se douchent avec leurs combis pleines de sable pour la « rincer », tu comprends. (Histoire véridique de Claire et Marie).
Enfin, les Irlandais ont l’habitude de l’humidité, donc la petite moisissure qu’il y a tout autour de la fenêtre, c’est normal, de même que le palier bien dégueulasse à cause de la pluie, c’est normal…

La météo:

Rain in Ireland

photo credit: liam_101

Bon, c’est franchement pas un scoop, en Irlande, il pleut. Même s’il fait beau quand tu arrives sur place. Pars du principe qu’il va pleuvoir, et beaucoup. Si tu es une fille, dis adieu à ton superbe Trench ou ta veste Autrichienne, il te faut aller à Decathlon, rayon Voile, et prendre une veste de quart (la marque Tribord de Decathlon fera très bien l’affaire). Oui, il te faut t’équiper, car 1/ tu me diras merci lorsque tu te prendras une averse de 11 jours environ et 2/ ça te permettra de te fondre dans la communauté Française en Irlande, qui est intégralement équipée par Tribord/Decathlon comme toi. (c’est comme ça qu’on se reconnait là bas).
Prévois des chaussures étanches, et un pantalon de pluie (Tribord aussi, ça fait l’affaire). Ne prends pas de parapluie, c’est un coup d’épée dans l’eau étant donné qu’il resistera à 3 averses, pas plus. Ensuite, pour les jours où il fait « beau », prévois bien une veste, ou un sweat à capuche car même s’il fait beau, il y a du vent… Les Irlandaises seront en débardeur, mais toi tu te croiras à Dunkerque au mois de Mars…

Le coût de la vie:

Cher, il faut le dire. Les consommations dans les pubs sont, grosso modo, les seules choses abordables en Irlande. Oui, tu vas découvrir la pinte de bière à 3,6€, mais aussi la bouteille de vin ordinaire en supermarché à 8€, la barquette de frites à 4€ au kebab du coin, la pizza 20cm à 16€, le restaurant bas de gamme à 20€, etc. Ça fait pas plaisir, mais on apprend vite à consommer de manière relativement économique (par ex, il y a des hard discount comme Aldi)… Le loyer est modéré si l’on arrive à se trouver une collocation. Personnellement, en étant à l’exterieur du centre ville de Galway, je payais 230€ par mois pour une grande chambre double dans une maison avec Jardin.

La nourriture:

Pas bonne… Oui, en tant que Français, tu trouveras forcément que la nouriture et les produits alimentaires Irlandais sont en dessous de la qualité Française… C’est globalement ce qu’il ressort des conversations entre expatriés. Une balade dans les rayons d’un centre commercial Irlandais en dis long… Pas de rayon frais la plupart du temps, tout est sous plastique. Rayon surgelés, blindé. Impossible de trouver une pate brisée ou du gruyère rapé. Là bas, vous trouverez par contre des sodas, des bonbons, des chocolateries (il y en a même entre les congelos dans le rayon surgelés), du cheddar (un rayon entier que de cheddar), des bières, du vin hors de prix et… du Garlic Bread.
Si tu peux demander à Maman qu’elle te fasse ton petit colissimo de fromages, c’est pas mal du tout, car le cheddar, ça va bien dans les pâtes mais c’est tout… Pareil pour la charcuterie.
Dernier conseil pour la nouriture, ne goûte jamais, AU GRAND JAMAIS, le triffle. (retour d’expérience dans mon article « le triffle, j’ai essayé« )

Conclusion:

Tu vas voir, l’Irlande est vraiment un endroit chouette et les Irlandais sont très très accueillants. Le pays est magnifique et pouvoir le visiter en voiture est un vrai plaisir (les « bus tour » sont un peu rasoirs). J’y ai vécu 2 ans, et j’y retournerais volontiers pour visiter, sortir, s’amuser, etc.

Allez, salut!

Palm ne s’était pas trompé

Samedi 25 septembre 2010

Salut Internaute,

On continue cette petite série sur les netbooks. Comme quoi il y avait des choses à raconter dessus!

En fait, en réfléchissant un peu, je me suis souvenu de l’épisode Foléo de Palm.

Souviens-toi Internaute! C’était en mars 2007, Palm était encore au plus bas (comme d’hab depuis 2003 vous me direz) et ils nous ont annoncé un terminal d’accès à Internet très compact, mais avec un clavier complet: le Foléo.

Un Psion, mais plus grand et connecté à Internet via un téléphone compatible et avec un bel écran couleur (le Palm Treo en tête de gondole bien entendu, mais d’autres modèles pouvaient implémenter le protocole de connexion via une appli)

Le concept était simple:

- allumage et extinction instantané
- grande autonomie
- moitié moins cher qu’un laptop classique
- clavier complet
- facilement connectable à Internet
- faible puissance de calcul
- navigateur web intégré
- faibles capacités multimédia
- environ 1kg

Le prix de 499$ l’unité est considéré comme trop cher à l’époque pour le spectre fonctionnel couvert, et la cible visée (les pros, clairement).

Sans le savoir, Palm lance donc en 2007 le concept de netbook connecté… Mais ils l’ont appelé Foléo, et c’était un produit Palm, ce qui était franchement un handicap (le Pré en fait l’expérience encore aujourd’hui)…

Le Foléo n’était pas un netbook comme on l’entend aujourd’hui, pas aussi puissant qu’un netbook, doté d’un système d’exploitation inconnu du Grand Public. Car le netbook, dans la conscience collective, c’est l’EEEPC, lancé par Asus, 6 mois après l’annonce du Foléo. À l’origine sous Linux (Xandros de mémoire), c’est un mini ordinateur capable de faire tourner un système d’exploitation de bureau.

Puis les netbooks ont littéralement explosé sur ces 3 dernières années, et le marché en est maintenant inondé… Pour se différencier, des niches se créées, et l’on voit des netbooks atypiques apparaitre comme le Toshiba AC100…

Toshiba AC100

Crédit photo : hi-tech.mail.ru

Le principe du petit Toshiba est simple:

- même prix qu’un netbook
- allumage et extinction instantané
- facilement connectable à Internet (3G)
- OS Android
- clavier complet
- environ 1kg
- lecture HD possible

Mis à part, la capacité à lire des vidéos HD et Android (qui n’avait pas cette envergure en 2007), ce petit AC100 me fait bigrement penser à un Foléo!

Palm avait donc raison avec son Foléo??? Franchement, je pense que oui. Ils auraient dû s’entêter à commercialiser leur Foléo envers et contre tous. Leur positionnement professionnel leur aurait permis de capter en partie les pros qui se sont tournés vers le netbooks comme machine secondaire…

Et qui sait, Palm aurait alors pu être un contributeur de poids dans une communauté comme MeeGo ou encore Android!

Bref, pour moi, ils ont loupé le coche, et auraient pu faire quelque chose de vraiment bien avec leur Foléo.

Allez, salut!

Contrôle d’accès par domaine avec Nginx (valid_referers)

Vendredi 24 septembre 2010

Salut Internaute,

J’ai découvert à l’instant l’instruction valid_referers de Nginx qui permet de contrôler l’accès par referer sur une certaine location.

C’est une instruction qui peut s’avérer très pratique et qui permet de retourner un Accès interdit (403) pour quiconque tente d’afficher une image de ton serveur, depuis un autre domaine que celui défini (ici tous les sous domaines de domaine.com).

Voici un exemple de la configuration d’un vhost générique avec php-fpm:

server {
server_name domaine.com;
access_log /var/log/nginx/domaine.com-access.log;
error_log /var/log/nginx/domaine.com-error.log;

location ~* (\.jpg|\.png|\.gif|\.jpeg)$ {
valid_referers none blocked *.domaine.com;
if ($invalid_referer) {
return 403;
}
root /var/www/domaine.com/htdocs;
}

location / {
root /var/www/domaine.com/htdocs;
index index.php;
if (!-e $request_filename) {
rewrite ^(.*)$ /index.php?p=$1 last;
break;
}
}

location ~ \.php$ {
include /etc/nginx/fastcgi_params;
fastcgi_pass 127.0.0.1:9000;
fastcgi_index index.php;
fastcgi_param SCRIPT_FILENAME /var/www/domaine.com/htdocs$fastcgi_script_name;
}
}

Toujours pratique d’avoir ça dans son sac!

Allez, salut!